Le restaurant 1932 du Raffles Grand Hotel d’Angkor réinvente la haute gastronomie khmère avec quatre nouveaux menus dégustation d’exception
À Siem Reap, le restaurant 1932 célèbre l’histoire du Cambodge à travers une expérience gastronomique immersive
Dans l’univers de la haute gastronomie asiatique, rares sont les établissements capables de raconter l’histoire d’un pays à travers chaque assiette. C’est pourtant le pari relevé par le restaurant 1932, la table gastronomique du prestigieux Raffles Grand Hotel d’Angkor, à Siem Reap, qui dévoile quatre nouveaux menus dégustation entièrement consacrés à la richesse de la cuisine khmère.
Pensés comme de véritables voyages sensoriels, ces menus ne se contentent pas de revisiter les recettes traditionnelles. Ils plongent le convive dans plusieurs grandes périodes de l’histoire cambodgienne, depuis l’âge d’or de l’empire khmer jusqu’aux influences cosmopolites contemporaines.
Cette nouvelle collection gastronomique marque une étape supplémentaire dans le projet initié en 2023 par le palace, devenu aujourd’hui l’un des principaux ambassadeurs de la gastronomie cambodgienne haut de gamme.
Les quatre nouveaux menus portent chacun une identité propre :
- The King’s Apothecary
- The Reign of King Monivong
- The Golden Age
- New Khmer Expressions
Trois d’entre eux sont imaginés par le Chef exécutif adjoint Dorn Doeurt, enfant de Siem Reap et spécialiste reconnu de la cuisine traditionnelle cambodgienne, tandis que le quatrième est signé par le Chef exécutif Memo Hernandez, qui propose une approche contemporaine mêlant influences latino-américaines et patrimoine culinaire khmer.
Cette nouvelle offre confirme la volonté du Raffles Grand Hotel d’Angkor de faire rayonner la cuisine cambodgienne parmi les grandes gastronomies d’Asie.
Le restaurant 1932, l’une des plus belles tables gastronomiques de Siem Reap
Depuis son ouverture, le 1932 est devenu bien davantage qu’un simple restaurant d’hôtel.
Son nom fait référence à l’année d’ouverture du Raffles Grand Hotel d’Angkor, inauguré à une époque où Siem Reap accueillait déjà les premiers grands voyageurs venus admirer les temples d’Angkor.
Le restaurant perpétue cet héritage en proposant une cuisine qui célèbre :
- les traditions culinaires khmères ;
- les produits locaux du Cambodge ;
- les recettes royales ;
- les techniques modernes de haute gastronomie.
L’objectif n’est pas de transformer la cuisine cambodgienne en gastronomie occidentalisée.
Au contraire.
Les chefs cherchent à préserver son identité tout en l’élevant au niveau des plus grandes tables internationales.
Cette philosophie séduit une clientèle internationale de voyageurs gastronomes qui viennent désormais autant pour les temples d’Angkor que pour découvrir une cuisine cambodgienne revisitée avec élégance.
Une cuisine profondément enracinée dans le terroir de Siem Reap
L’une des forces du restaurant 1932 réside dans son engagement envers les producteurs locaux.
Les légumes proviennent principalement des fermes de la région de Siem Reap.
Les herbes aromatiques sont cultivées localement.
Le poisson est issu du lac Tonlé Sap.
Les épices utilisées sont celles qui composent depuis des siècles l’identité culinaire du royaume khmer :
- citron kaffir ;
- curcuma frais ;
- galanga ;
- citronnelle ;
- poivre de Kampot ;
- basilic sacré ;
- feuilles de moringa ;
- fleurs comestibles locales.
Cette proximité avec les producteurs permet aux chefs de proposer une cuisine de saison, fidèle aux saveurs originelles.
Loin des adaptations destinées aux palais occidentaux, chaque menu assume pleinement l’intensité aromatique propre à la gastronomie cambodgienne.
Dorn Doeurt, le chef qui raconte le Cambodge à travers ses assiettes
Originaire de Siem Reap, Dorn Doeurt connaît intimement la culture culinaire de son pays.
Avant d’intégrer les cuisines du Raffles Grand Hotel d’Angkor, il a consacré une grande partie de sa carrière à redécouvrir des recettes parfois oubliées, transmises oralement depuis plusieurs générations.
Son travail consiste aujourd’hui à préserver ce patrimoine tout en l’adaptant aux attentes de la haute gastronomie internationale.
Selon lui, chaque menu raconte une époque différente de l’histoire du Cambodge.
Chaque ingrédient possède une signification.
Chaque assiette évoque une région.
Chaque sauce rappelle une tradition familiale.
Cette approche transforme le repas en véritable expérience culturelle.
« Nous sommes fiers de continuer à faire évoluer la cuisine khmère en nous inspirant de notre riche histoire et des extraordinaires produits locaux de Siem Reap. Ces menus racontent des histoires du passé du Cambodge tout en offrant des expériences gastronomiques modernes et raffinées », explique le chef.
The King’s Apothecary : un hommage végétarien à l’époque d’Angkor
Premier des quatre nouveaux menus, The King’s Apothecary plonge les convives dans le Cambodge précolonial.
Inspiré du règne de Jayavarman VII, l’un des plus célèbres souverains de l’Empire khmer, ce menu met en lumière la richesse des produits végétaux utilisés autrefois dans la cuisine royale.
À cette époque, alimentation et médecine étaient intimement liées.
Les plantes, racines et herbes possédaient autant une fonction culinaire que thérapeutique.
Le menu reprend cette philosophie ancestrale en proposant une succession de plats exclusivement végétariens.
Parmi eux figure le spectaculaire Garden Bite, véritable signature du menu.
Cette création associe :
- concombre croquant ;
- citron kaffir ;
- jeunes pousses ;
- herbes aromatiques fraîches.
L’ensemble offre une fraîcheur remarquable, illustrant parfaitement l’équilibre recherché dans la cuisine khmère traditionnelle.
Le voyage se poursuit avec plusieurs créations raffinées :
- salade de jacquier et mangue verte ;
- velouté de potiron et lait de coco ;
- aubergine farcie aux épices locales ;
- steak de chou-fleur grillé ;
- dessert au chocolat noir et poivron rouge.
Chaque plat met en valeur les saveurs naturelles des légumes sans jamais chercher à imiter la cuisine carnée.
Le résultat surprend autant les amateurs de gastronomie végétale que les fins gourmets.
The Reign of King Monivong : un voyage gastronomique dans le Cambodge royal des années 1930
Parmi les quatre nouvelles expériences culinaires proposées par le restaurant 1932, le menu The Reign of King Monivong occupe une place toute particulière. Il ne célèbre pas seulement une période faste de l’histoire cambodgienne : il évoque également l’ouverture du royaume vers le monde, à une époque où le Cambodge cherchait à faire rayonner son patrimoine culturel et touristique sur la scène internationale.
À travers une succession de plats raffinés, le Chef Dorn Doeurt rend hommage au règne du roi Sisowath Monivong (1927-1941), figure importante de la monarchie cambodgienne durant la période du protectorat français. Le souverain est notamment resté dans les mémoires pour avoir encouragé la valorisation du patrimoine d’Angkor auprès des visiteurs étrangers, contribuant ainsi à poser les bases du tourisme culturel moderne dans le royaume.
L’inspiration du menu trouve également son origine dans un épisode marquant : la participation du Cambodge à une grande exposition internationale organisée à Marseille, où une spectaculaire reproduction d’Angkor Vat de près de 55 mètres de hauteur permit à des milliers d’Européens de découvrir l’extraordinaire architecture khmère.
À travers cette évocation historique, le restaurant 1932 rappelle que la gastronomie constitue elle aussi un formidable ambassadeur culturel.
Hamok Royal : le plat emblématique d’une cuisine royale revisitée
Au cœur de ce menu figure le Hamok Royal, une interprétation raffinée de l’un des plats les plus emblématiques de la cuisine cambodgienne.
Le Fish Amok est souvent considéré comme le plat national du Cambodge. Traditionnellement préparé avec un poisson d’eau douce, une pâte de curry khmer (Kroeung), du lait de coco et cuit dans une feuille de bananier, il symbolise parfaitement l’équilibre aromatique de la gastronomie khmère.
Le Chef Dorn Doeurt choisit ici d’en proposer une version gastronomique mettant à l’honneur :
- du poisson provenant du lac Tonlé Sap ;
- un riz brun biologique cultivé localement ;
- des graines et pétales de lotus ;
- une émulsion délicatement parfumée aux herbes fraîches.
La cuisson particulièrement précise préserve toute la finesse du poisson, tandis que la sauce révèle progressivement des notes de citronnelle, galanga, curcuma et feuilles de kaffir.
L’ensemble offre une interprétation élégante d’une recette ancestrale sans jamais en trahir l’esprit.
Une succession de créations inspirées de la table royale
Le Hamok Royal n’est que l’un des temps forts de ce menu composé de plusieurs séquences gastronomiques soigneusement construites.
Chaque plat s’inspire des banquets autrefois servis à la cour royale tout en bénéficiant des techniques culinaires contemporaines.
Parmi les créations proposées figurent notamment :
Mousse de Nataing
Le Nataing, spécialité traditionnelle préparée à base de viande hachée, de lait de coco et d’épices, est ici revisité sous la forme d’une mousse légère.
La texture aérienne contraste avec l’intensité des arômes, offrant une entrée tout en subtilité.
Salade de fleur de bananier et poulet poché
La fleur de bananier constitue un ingrédient emblématique de nombreuses cuisines d’Asie du Sud-Est.
Associée à un poulet délicatement poché, des herbes fraîches, des cacahuètes torréfiées et une vinaigrette acidulée, elle apporte fraîcheur et croquant.
Ce plat illustre parfaitement la recherche permanente d’équilibre entre :
- douceur ;
- acidité ;
- texture ;
- fraîcheur végétale.
Consommé de homard acidulé
Cette préparation met en valeur un bouillon limpide obtenu après de longues heures d’infusion.
Le homard apporte toute sa puissance iodée tandis que quelques notes d’agrumes viennent dynamiser l’ensemble.
Le résultat rappelle certaines préparations françaises tout en conservant une identité résolument asiatique.
Poitrine de porc braisée
Longuement mijotée, la poitrine de porc devient fondante.
Elle est accompagnée d’une réduction parfumée aux épices khmères, offrant un équilibre remarquable entre douceur, umami et légère sucrosité.
Akor Thnoat Royale
Le repas s’achève sur une version revisitée de l’Akor Thnoat, dessert traditionnel cambodgien élaboré à partir du sucre de palme.
La finesse de la présentation contraste avec la générosité des saveurs, où dominent les notes de caramel naturel, de noix de coco et de vanille.
The Golden Age : hommage aux années 1960, l’âge d’or culturel du Cambodge
Le troisième menu transporte cette fois les convives dans une période souvent considérée comme l’une des plus brillantes de l’histoire moderne du Cambodge.
Les années 1950 et 1960 correspondent à ce que beaucoup appellent le Golden Age cambodgien.
Sous le règne du prince Norodom Sihanouk, le pays connaît alors un essor culturel exceptionnel.
Architecture moderne.
Cinéma.
Musique.
Littérature.
Arts plastiques.
Le Cambodge attire alors des personnalités du monde entier, fascinées par Angkor mais aussi par l’élégance de Phnom Penh et le raffinement de la société cambodgienne.
Le Chef Dorn Doeurt rend hommage à cette période d’effervescence en imaginant un menu qui mêle produits nobles, créativité et élégance.
Bay Damneub Muk Bangkang : le homard à l’honneur
Le plat signature de ce menu est le Bay Damneub Muk Bangkang.
Cette création associe :
- homard ;
- curcuma frais ;
- riz gluant parfumé ;
- sauce aux épices cambodgiennes.
Le homard est cuit avec une extrême précision afin de préserver toute sa texture.
Le riz gluant absorbe délicatement les jus de cuisson tandis que le curcuma apporte une profondeur aromatique caractéristique de la cuisine khmère.
Visuellement spectaculaire, cette assiette résume parfaitement la philosophie du restaurant : sophistication sans ostentation.
Une cuisine inspirée des grands banquets diplomatiques
Le reste du menu évoque les réceptions organisées à Phnom Penh durant cette période où diplomates, artistes et chefs d’État découvraient la gastronomie cambodgienne.
Parmi les créations proposées :
Crab Cake
Le traditionnel gâteau de crabe est revisité avec une touche khmère.
Le crabe est relevé par des herbes locales, du poivre de Kampot et une sauce subtilement épicée.
Salade de crevettes tigrées de Kep et pomelo
Les célèbres crevettes de Kep sont associées à un pomelo particulièrement juteux.
L’acidité naturelle du fruit équilibre parfaitement la douceur des crustacés.
Les herbes fraîches apportent une grande vivacité à l’ensemble.
Bouillon du Mékong
Inspiré des grands fleuves d’Asie du Sud-Est, ce consommé concentre les saveurs de poissons, d’herbes et de légumes.
Sa légèreté prépare idéalement le palais avant les plats principaux.
Canard cuit sous vide
La cuisson basse température permet d’obtenir une chair particulièrement tendre.
Le canard est accompagné d’une sauce aux épices douces, relevée par quelques notes d’agrumes.
L’ensemble témoigne de la maîtrise technique des cuisines du 1932.
Crème brûlée à la patate douce et à la cannelle
Le dessert illustre parfaitement la volonté des chefs d’associer techniques françaises et ingrédients cambodgiens.
La douceur naturelle de la patate douce se marie harmonieusement avec les notes chaudes de cannelle et la fine couche de caramel croustillant.
Cette conclusion gourmande résume à elle seule l’esprit du menu : rendre hommage au patrimoine tout en regardant vers l’avenir.
Au-delà de leur qualité gastronomique, The Reign of King Monivong et The Golden Age démontrent que la cuisine peut devenir un formidable outil de transmission culturelle. Chaque plat raconte un épisode de l’histoire du Cambodge, permettant aux voyageurs de découvrir le royaume autrement que par la visite des temples d’Angkor.
New Khmer Expressions : quand l’Amérique latine rencontre l’âme de la cuisine khmère
Avec New Khmer Expressions, le restaurant 1932 franchit une nouvelle étape dans son ambition gastronomique. Après trois menus profondément ancrés dans l’histoire du Cambodge, cette quatrième proposition ouvre une fenêtre sur l’avenir en explorant les possibilités infinies du dialogue entre les cuisines du monde.
Imaginé par le Chef exécutif Memo Hernandez, ce menu dégustation ne cherche pas à fusionner artificiellement deux traditions culinaires. Il repose sur une réflexion plus subtile : démontrer que les cuisines khmère et latino-américaine partagent de nombreux points communs.
Toutes deux accordent une place essentielle :
- aux herbes fraîches ;
- aux agrumes ;
- aux piments ;
- aux produits de la mer ;
- aux marinades ;
- aux cuissons lentes ;
- aux légumes de saison ;
- aux saveurs franches et naturelles.
En rapprochant ces univers gastronomiques, le chef propose une cuisine créative qui respecte l’identité cambodgienne tout en lui offrant une lecture contemporaine.
Le résultat est une expérience culinaire particulièrement originale, destinée autant aux amateurs de gastronomie qu’aux voyageurs en quête de découvertes.
Une cuisine inspirée par les émotions et les paysages
Contrairement aux trois autres menus, qui suivent une chronologie historique, New Khmer Expressions s’articule autour d’un parcours sensoriel.
Chaque plat porte le nom d’un moment de la journée ou d’un phénomène naturel :
- First Light
- Humidity
- Zenith
- Equatorial
- Horizon
- Dusk
- Lunar
Ces intitulés évoquent les paysages tropicaux du Cambodge, les variations de lumière sur les rizières, les forêts luxuriantes d’Angkor ou encore les couchers de soleil sur le Tonlé Sap.
Chaque création raconte ainsi une émotion plutôt qu’un événement historique.
Humidity : le plat signature du Chef Memo Hernandez
Au cœur du menu figure Humidity, sans doute la création la plus emblématique de cette nouvelle collection.
Le plat met en scène un barramundi, poisson très apprécié en Asie du Sud-Est, accompagné de plusieurs ingrédients caractéristiques des deux continents :
- eau de coco ;
- piment oiseau ;
- ma’om (petit fruit acidulé très utilisé dans la cuisine cambodgienne) ;
- herbes fraîches ;
- émulsion légère.
L’association fonctionne avec une remarquable précision.
La douceur naturelle du poisson répond à la fraîcheur de la noix de coco.
Le piment apporte une montée progressive en puissance.
Le ma’om introduit une acidité délicate qui prolonge les saveurs sans jamais masquer le produit principal.
L’ensemble donne naissance à une assiette élégante, légère et intensément aromatique.
First Light : la fraîcheur des premiers instants
Le voyage commence avec First Light, une entrée qui symbolise le lever du soleil.
Les textures sont fines.
Les couleurs rappellent les premières lumières du matin.
Les herbes fraîches dominent la composition.
Le chef privilégie ici une grande pureté aromatique, où chaque ingrédient conserve son identité.
Les influences latino-américaines apparaissent dans certaines marinades rappelant les ceviches, tandis que les épices restent résolument khmères.
Zenith : l’intensité maîtrisée
Au milieu du repas intervient Zenith, probablement la séquence la plus puissante du menu.
Le chef y joue sur :
- la concentration des jus ;
- les cuissons précises ;
- les contrastes entre acidité et douceur ;
- les épices fraîches.
Les saveurs montent progressivement en intensité, sans jamais devenir agressives.
Cette maîtrise constitue l’une des signatures de la cuisine du Chef Memo Hernandez.
Equatorial : équilibre et précision
Comme son nom l’indique, Equatorial célèbre l’équilibre.
Les influences des deux continents s’y rencontrent de façon parfaitement harmonieuse.
On retrouve :
- légumes croquants ;
- fruits tropicaux ;
- sauces légèrement fumées ;
- condiments fermentés cambodgiens ;
- huiles parfumées aux herbes.
Chaque bouchée révèle une nouvelle facette des produits locaux.
Horizon : la rencontre des deux cultures
Horizon représente symboliquement la ligne où deux mondes se rejoignent.
Le chef y travaille davantage les textures.
Les sauces deviennent plus profondes.
Les épices gagnent en complexité.
Le plat démontre qu’il est possible d’intégrer certaines techniques latino-américaines sans dénaturer la cuisine khmère.
Cette approche évite les excès parfois observés dans certaines cuisines dites « fusion ».
Ici, la cuisine cambodgienne reste toujours au premier plan.
Dusk : la douceur du crépuscule
À mesure que le repas avance, Dusk introduit davantage de rondeur.
Les saveurs deviennent plus enveloppantes.
Les cuissons lentes révèlent toute la richesse des produits.
Les notes fumées, légèrement caramélisées, évoquent les cuisines traditionnelles des deux continents.
Le plat agit comme une transition vers le dessert.
Lunar : une conclusion tout en finesse
Le dessert Lunar clôt le repas avec beaucoup d’élégance.
Le chef joue sur :
- les fruits exotiques ;
- les textures aériennes ;
- les sucres naturels ;
- les parfums floraux.
L’objectif n’est pas de proposer une pâtisserie démonstrative mais une fin de repas légère qui laisse toute sa place aux souvenirs gustatifs accumulés au fil du menu.
Memo Hernandez : une vision contemporaine de la gastronomie cambodgienne
Originaire d’Amérique latine, Memo Hernandez apporte au Raffles Grand Hotel d’Angkor une expérience acquise dans plusieurs établissements gastronomiques internationaux.
Son arrivée ne s’est pas traduite par une occidentalisation de la cuisine locale.
Au contraire.
Le chef a choisi d’étudier en profondeur :
- les recettes traditionnelles ;
- les épices cambodgiennes ;
- les techniques ancestrales ;
- les produits cultivés autour de Siem Reap.
Cette immersion lui permet aujourd’hui d’imaginer des créations qui respectent pleinement l’identité khmère.
Selon lui :
« New Khmer Expressions incarne une fusion magnifique, où l’âme de l’Amérique latine rencontre la profondeur aromatique des saveurs khmères ancestrales. »
Cette philosophie illustre parfaitement l’évolution actuelle de la haute gastronomie mondiale.
Les chefs ne cherchent plus à imposer leur propre culture.
Ils dialoguent avec celle du territoire qui les accueille.
Une nouvelle génération de restaurants gastronomiques en Asie
Le lancement de ces quatre menus s’inscrit dans une tendance plus large observée à travers l’Asie.
Longtemps dominée par les cuisines japonaise, chinoise ou thaïlandaise, la scène gastronomique asiatique voit aujourd’hui émerger de nouvelles destinations culinaires.
Le Cambodge fait partie de cette dynamique.
Depuis plusieurs années, les chefs cambodgiens entreprennent un important travail de redécouverte du patrimoine culinaire national.
Ils remettent à l’honneur :
- les variétés anciennes de riz ;
- les légumes oubliés ;
- les poissons d’eau douce du Tonlé Sap ;
- les épices traditionnelles ;
- les sauces fermentées artisanales ;
- les desserts historiques.
Le restaurant 1932 participe pleinement à cette renaissance gastronomique en proposant une lecture contemporaine d’un patrimoine vieux de plusieurs siècles.
Au-delà de la simple dégustation, il offre une véritable immersion culturelle où chaque assiette raconte un chapitre de l’histoire cambodgienne.
Le Raffles Grand Hotel d’Angkor, une référence mondiale de l’hôtellerie de luxe
Le lancement de ces quatre nouveaux menus dégustation confirme la stratégie du Raffles Grand Hotel d’Angkor : faire de la gastronomie un pilier essentiel de l’expérience proposée aux voyageurs internationaux.
Depuis son inauguration en 1932, cet établissement emblématique de Siem Reap accueille chefs d’État, personnalités du monde des arts, explorateurs, écrivains et voyageurs passionnés par le patrimoine d’Angkor. Son architecture coloniale, ses jardins tropicaux et son atmosphère intemporelle en font l’un des hôtels les plus prestigieux d’Asie du Sud-Est.
Au fil des décennies, le palace a su préserver son héritage tout en modernisant son offre, notamment à travers une restauration qui met en valeur le patrimoine culinaire cambodgien.
Le restaurant 1932 constitue aujourd’hui la vitrine de cette ambition : proposer une cuisine gastronomique capable de séduire les palais internationaux sans jamais renier son identité khmère.
Une reconnaissance internationale qui renforce le prestige du palace
Cette montée en gamme est largement saluée par les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie.
Le Raffles Grand Hotel d’Angkor figure désormais parmi les établissements les plus réputés de la région Asie-Pacifique.
Sa récente sélection parmi les « 500 meilleurs hôtels du monde » par Travel + Leisure illustre cette reconnaissance internationale.
Cette distinction récompense plusieurs critères :
- la qualité de l’hébergement ;
- l’excellence du service ;
- la richesse de l’expérience client ;
- la valorisation du patrimoine local ;
- l’innovation gastronomique.
À cette récompense s’ajoute une nouvelle distinction obtenue lors des Travel + Leisure Luxury Awards Asia-Pacific 2026.
Le Raffles Grand Hotel d’Angkor a été élu meilleur hôtel urbain du Cambodge, tandis que son établissement sœur, le Raffles Hotel Le Royal, à Phnom Penh, a décroché la deuxième place.
Ces récompenses témoignent de la capacité du groupe Raffles à conjuguer héritage historique, hospitalité de luxe et excellence culinaire.
La gastronomie, nouveau moteur du tourisme au Cambodge
Pendant longtemps, le Cambodge a principalement attiré les voyageurs grâce aux temples d’Angkor, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Aujourd’hui, le pays cherche à diversifier son offre touristique.
Les autorités comme les acteurs privés misent de plus en plus sur :
- la gastronomie ;
- l’artisanat ;
- les expériences culturelles ;
- le bien-être ;
- les rencontres avec les communautés locales ;
- les circuits œnologiques et culinaires.
Dans cette stratégie, les restaurants gastronomiques jouent un rôle essentiel.
Ils permettent de valoriser :
- les produits agricoles cambodgiens ;
- les recettes traditionnelles ;
- les savoir-faire artisanaux ;
- les producteurs locaux.
Le restaurant 1932 illustre parfaitement cette évolution.
Au lieu de reproduire des standards internationaux, il fait le choix de raconter l’histoire du Cambodge à travers sa cuisine.
Une expérience qui dépasse le simple repas
Dîner au restaurant 1932 ne consiste pas uniquement à découvrir de nouveaux plats.
L’expérience repose sur plusieurs dimensions complémentaires :
Une immersion historique
Chaque menu évoque une époque précise de l’histoire cambodgienne.
Les références à Jayavarman VII, au roi Monivong ou encore à l’âge d’or culturel des années 1960 offrent une lecture originale du patrimoine national.
Une immersion sensorielle
Les saveurs évoluent tout au long du repas.
Les textures alternent entre croquant, fondant et crémeux.
Les herbes fraîches apportent une fraîcheur permanente.
Les épices restent présentes sans jamais masquer les produits.
Une immersion culturelle
Le service accompagne chaque plat d’explications sur son origine, ses ingrédients et son inspiration historique.
Le repas devient ainsi un véritable voyage dans la mémoire culinaire du Cambodge.
Pourquoi ces nouveaux menus séduisent-ils les voyageurs internationaux ?
La clientèle des hôtels de luxe évolue rapidement.
Aujourd’hui, les voyageurs recherchent davantage qu’un hébergement prestigieux.
Ils souhaitent vivre des expériences authentiques.
La gastronomie répond parfaitement à cette attente.
Les nouveaux menus du restaurant 1932 répondent à plusieurs tendances fortes :
- découverte des cuisines locales ;
- utilisation de produits de saison ;
- valorisation des circuits courts ;
- approche durable ;
- créativité maîtrisée ;
- narration culturelle.
Cette combinaison explique l’intérêt croissant des gastronomes internationaux pour les tables cambodgiennes.
Siem Reap confirme son statut de destination gastronomique
Siem Reap est mondialement connue comme la porte d’entrée des temples d’Angkor.
Mais depuis quelques années, la ville connaît également une véritable renaissance culinaire.
De jeunes chefs cambodgiens revisitent les recettes traditionnelles.
Les établissements haut de gamme investissent dans la formation de leurs brigades.
Les producteurs locaux développent des filières de qualité.
Les marchés mettent davantage en avant les produits régionaux.
Le restaurant 1932 s’inscrit pleinement dans cette dynamique.
Son travail contribue à repositionner la gastronomie cambodgienne parmi les cuisines les plus prometteuses d’Asie.
Une vision durable de la haute cuisine
L’un des aspects les plus remarquables de cette nouvelle collection de menus réside dans son approche responsable.
Les chefs privilégient autant que possible :
- les produits cultivés dans la région de Siem Reap ;
- les légumes de saison ;
- les poissons issus de filières locales ;
- les herbes fraîches récoltées à proximité ;
- les producteurs artisanaux.
Cette démarche réduit l’empreinte environnementale tout en soutenant l’économie locale.
Elle permet également de préserver des variétés anciennes parfois menacées de disparition.
Une nouvelle étape dans l’évolution de la cuisine khmère
Pendant longtemps, la gastronomie cambodgienne est restée dans l’ombre de ses voisines thaïlandaise et vietnamienne.
Pourtant, elle possède une identité propre.
Moins pimentée que la cuisine thaïlandaise.
Plus aromatique qu’on ne l’imagine.
Très attachée aux herbes fraîches.
Riche en produits d’eau douce.
Les quatre nouveaux menus du restaurant 1932 démontrent qu’il est possible de faire évoluer cette tradition sans en dénaturer l’essence.
Ils ouvrent une nouvelle voie à la haute cuisine cambodgienne.
Une cuisine respectueuse de son passé mais tournée vers l’avenir.
Conclusion
Avec ces quatre nouveaux menus dégustation, le restaurant 1932 du Raffles Grand Hotel d’Angkor confirme son rôle de laboratoire gastronomique et d’ambassadeur de la cuisine khmère contemporaine. Qu’ils s’inspirent des souverains de l’Empire khmer, du règne de Monivong, de l’effervescence culturelle des années 1960 ou d’un dialogue audacieux entre le Cambodge et l’Amérique latine, ces parcours culinaires racontent chacun une facette de l’identité cambodgienne.
Sous l’impulsion des chefs Dorn Doeurt et Memo Hernandez, la gastronomie devient ici un langage universel où patrimoine, créativité et produits locaux s’unissent pour offrir une expérience immersive d’exception. Pour les voyageurs en quête d’émotions culinaires autant que de découvertes culturelles, le restaurant 1932 s’impose désormais comme une étape incontournable lors d’un séjour à Siem Reap, au même titre que les majestueux temples d’Angkor.
FAQ – Restaurant 1932 du Raffles Grand Hotel d’Angkor
Où se trouve le restaurant 1932 ?
Le restaurant 1932 est situé au sein du Raffles Grand Hotel d’Angkor, à Siem Reap, à quelques minutes seulement du site archéologique d’Angkor.
Combien de nouveaux menus dégustation sont proposés ?
Quatre nouveaux menus dégustation ont été lancés :
- The King’s Apothecary
- The Reign of King Monivong
- The Golden Age
- New Khmer Expressions
Qui sont les chefs à l’origine de ces menus ?
Trois menus ont été créés par le Chef exécutif adjoint Dorn Doeurt, spécialiste de la cuisine khmère, tandis que New Khmer Expressions est signé par le Chef exécutif Memo Hernandez, qui apporte une approche contemporaine inspirée de ses racines latino-américaines.
Le restaurant propose-t-il un menu végétarien ?
Oui. The King’s Apothecary est un menu entièrement végétarien mettant en valeur les légumes, les herbes aromatiques et les produits du terroir cambodgien.
Quels produits locaux sont utilisés ?
Le restaurant privilégie les ingrédients issus de producteurs locaux :
- poissons du Tonlé Sap ;
- légumes de Siem Reap ;
- riz biologique cambodgien ;
- lotus ;
- noix de coco ;
- poivre de Kampot ;
- citronnelle ;
- galanga ;
- curcuma ;
- citron kaffir.
Faut-il réserver à l’avance ?
Oui. En raison du nombre limité de couverts et de la réputation internationale du restaurant, une réservation préalable est vivement recommandée, en particulier durant la haute saison touristique.




