Votre agence de voyages & immobilière en France et en Thaïlande depuis 25 ans
Infos & Réservations01 77 23 90 45SAMUI-INFO - 5, rue Thorel, 75002 Paris
Top

Thaïlande : pourquoi l’exemption de visa passe de 60 à 30 jours pour les touristes européens dès le 15 septembre ?

À partir du 15 septembre 2026, les ressortissants français et, plus largement, de nombreux pays européens bénéficiant actuellement d’une exemption de visa de 60 jours ne pourront plus séjourner aussi longtemps en Thaïlande sans visa. Le gouvernement thaïlandais ramène la durée maximale à 30 jours. Derrière cette décision, il n’y a pas seulement une volonté de contrôler davantage l’immigration : Bangkok cherche surtout à reprendre la maîtrise d’un dispositif devenu trop large et dont certains usages ont dépassé le cadre touristique.

La Thaïlande tourne une page de sa politique d’ouverture des frontières.

À compter du 15 septembre 2026, le régime d’exemption de visa instauré en 2024, qui permettait aux ressortissants de 93 pays et territoires de séjourner jusqu’à 60 jours sans visa, est supprimé. Pour une grande partie des nationalités concernées, dont les ressortissants français et de nombreux pays européens, le séjour sans visa sera désormais limité à 30 jours.

La mesure vient d’être formalisée par les autorités thaïlandaises et publiée dans le cadre de la nouvelle réglementation applicable aux passeports ordinaires. Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères confirme son entrée en vigueur au 15 septembre 2026.

Pour les voyageurs français, le changement est donc très concret.

Un séjour de deux ou trois semaines en Thaïlande ne change pratiquement rien. En revanche, les voyageurs qui avaient pris l’habitude de rester cinq, six, voire huit semaines dans le royaume devront désormais adapter leur séjour ou effectuer une démarche de visa appropriée.

Mais pourquoi Bangkok a-t-il décidé de réduire de moitié cette durée ?

La réponse est plus complexe qu’une simple volonté de « fermer » la Thaïlande aux étrangers.

Une mesure qui ne concerne pas uniquement les Européens

Première précision importante : la réduction de 60 à 30 jours n’est pas une mesure dirigée contre les touristes français ou européens.

La décision s’inscrit dans une révision générale du système thaïlandais d’exemption de visa.

En mai 2026, le gouvernement avait déjà décidé de supprimer le régime de 60 jours qui bénéficiait à 93 pays et territoires. Le nouveau système distingue désormais plusieurs catégories : exemption de visa de 30 jours, exemption de 15 jours ou Visa on Arrival, selon la nationalité.

La logique retenue par Bangkok est désormais celle du « un pays, un régime ».

Autrement dit, les autorités veulent éviter qu’une même nationalité puisse bénéficier de plusieurs mécanismes d’entrée qui se chevauchent.

Le gouvernement thaïlandais explique que cette réforme doit permettre de rendre le système plus lisible, mais aussi de mieux contrôler les conditions d’entrée et l’utilisation des privilèges accordés aux visiteurs étrangers.

Il ne s’agit donc pas d’une fermeture des frontières.

La Thaïlande continue au contraire d’accorder une exemption de visa à de nombreuses nationalités.

Mais elle souhaite désormais que cette facilité corresponde davantage à ce qu’elle est censée être : un dispositif destiné principalement aux séjours touristiques de courte durée.


Première raison : renforcer la sécurité nationale

C’est probablement la motivation la plus sensible de cette réforme.

Dans les documents officiels consacrés à la révision du système de visas, les autorités thaïlandaises citent explicitement la sécurité nationale parmi les critères ayant conduit à la décision.

Depuis plusieurs années, Bangkok observe avec davantage d’attention certains phénomènes liés à l’utilisation du régime sans visa.

Un dispositif permettant de rester jusqu’à 60 jours, renouvelable dans certaines circonstances, offre mécaniquement davantage de possibilités à ceux qui souhaitent utiliser le statut de touriste pour d’autres objectifs.

Le problème n’est donc pas le vacancier français qui vient passer trois semaines à Koh Samui.

Il concerne davantage les situations dans lesquelles des étrangers utilisent successivement les différents mécanismes d’entrée afin de prolonger leur présence dans le royaume sans disposer du statut correspondant à leur véritable activité.

Les autorités veulent notamment réduire les possibilités d’utilisation abusive du système.

Cette préoccupation apparaît également dans les déclarations officielles thaïlandaises consacrées à la réforme, qui évoquent la nécessité de réduire les failles de sécurité, de prévenir l’utilisation des exemptions à des fins autres que celles prévues et d’améliorer le contrôle des entrées.


Le problème des « visa runs »

Pendant longtemps, les « visa runs » ont constitué une pratique relativement courante parmi certains étrangers vivant en Thaïlande sans disposer d’un visa de long séjour.

Le principe était simple : quitter temporairement le pays, puis revenir afin d’obtenir une nouvelle période de séjour.

Avec une exemption de 60 jours, la possibilité de rester longtemps en Thaïlande sans demander de visa est devenue particulièrement attractive.

Pour un touriste classique, ce dispositif représentait une grande souplesse.

Pour d’autres profils, il pouvait devenir un moyen de rester plusieurs mois, voire davantage, en Thaïlande en multipliant les entrées.

La nouvelle politique cherche donc à remettre une frontière plus nette entre tourisme temporaire et résidence de fait.

La réduction à 30 jours ne supprime évidemment pas les possibilités de séjour prolongé en Thaïlande. Elle oblige simplement le voyageur qui souhaite rester plus longtemps à utiliser le dispositif administratif correspondant à sa situation.


Deuxième raison : lutter contre certains abus liés aux étrangers

La question de la sécurité est également liée à un autre sujet devenu politiquement beaucoup plus sensible en Thaïlande : les infractions commises par certains étrangers.

Au cours des derniers mois, les autorités ont multiplié les déclarations concernant les étrangers soupçonnés d’activités illégales, de travail sans autorisation, de fraude documentaire, d’activités commerciales irrégulières ou d’utilisation abusive des régimes d’immigration.

La réduction du séjour sans visa fait partie de cette volonté de renforcer le filtrage.

Des responsables thaïlandais ont clairement présenté la réforme comme un moyen de réduire les abus et les activités criminelles impliquant des ressortissants étrangers.

Il faut toutefois éviter une interprétation excessive.

Le gouvernement ne considère évidemment pas les touristes bénéficiant d’une exemption de visa comme des délinquants potentiels.

La question est plutôt celle du volume et de la facilité d’accès au territoire.

Plus le régime est généreux et simple, plus il peut être exploité par une minorité de personnes qui ne correspondent pas au profil touristique recherché.

Pour Bangkok, la priorité est donc désormais de conserver l’ouverture touristique tout en renforçant la capacité de contrôle.


Troisième raison : mieux distinguer touristes et visiteurs de longue durée

La Thaïlande veut également clarifier son architecture migratoire.

La réforme établit désormais plusieurs catégories selon les nationalités : 30 jours sans visa, 15 jours sans visa ou Visa on Arrival.

Cette classification permet au gouvernement d’adapter la politique d’entrée aux caractéristiques de chaque marché.

Un touriste européen venant passer deux ou trois semaines à Bangkok, Phuket, Chiang Mai ou Koh Samui n’a pas les mêmes besoins qu’un étranger souhaitant passer deux ou trois mois dans le pays.

Pour ce dernier, Bangkok considère qu’il est plus cohérent de passer par le système de visa électronique.

Le gouvernement rappelle d’ailleurs que le développement du e-Visa rend aujourd’hui cette démarche beaucoup plus simple qu’elle ne l’était auparavant.

La philosophie change donc progressivement :

le court séjour reste facile ; le long séjour doit être davantage encadré.


Pourquoi 30 jours ?

Le choix des 30 jours n’est pas anodin.

Cette durée correspond à une conception plus traditionnelle du tourisme international en Thaïlande.

Avant la réforme de 2024, de nombreuses nationalités bénéficiaient déjà d’une exemption de 30 jours.

La décision de 2024 avait constitué une rupture importante en portant cette durée à 60 jours pour 93 pays et territoires.

Deux ans plus tard, le gouvernement estime que l’expérience doit être réévaluée.

Le retour à 30 jours représente ainsi moins une révolution qu’un retour à un modèle que les autorités thaïlandaises connaissent déjà.

Pour Bangkok, 30 jours constituent une durée suffisamment longue pour permettre un véritable séjour touristique tout en réduisant les possibilités d’utilisation du dispositif comme solution de résidence temporaire.


La Thaïlande ne veut pourtant pas décourager les touristes

C’est un point essentiel.

La réduction de l’exemption de visa intervient alors que le tourisme reste un secteur stratégique pour l’économie thaïlandaise.

Il serait donc contradictoire de considérer cette décision comme une volonté de fermer le pays aux visiteurs étrangers.

Le gouvernement thaïlandais cite d’ailleurs explicitement les intérêts touristiques et économiques parmi les critères pris en compte dans sa réforme.

Bangkok cherche plutôt un nouvel équilibre.

Après les politiques d’ouverture destinées à accélérer la reprise du tourisme international, les autorités veulent désormais privilégier un tourisme considéré comme plus qualitatif, mieux contrôlé et économiquement plus intéressant.

Cette orientation correspond d’ailleurs à une évolution plus générale de la politique touristique thaïlandaise : attirer des visiteurs qui consomment davantage, séjournent dans de bonnes conditions et respectent les règles plutôt que rechercher uniquement la croissance quantitative des arrivées.


Et les touristes français dans tout cela ?

Pour les Français, la modification sera relativement simple à comprendre.

Avant le 15 septembre 2026 :

  • exemption de visa jusqu’à 60 jours ;
  • possibilité, sous certaines conditions, de demander une prolongation ;
  • possibilité de voyager librement à travers le pays pendant cette période.

À partir du 15 septembre 2026 :

  • exemption de visa touristique de 30 jours pour les nationalités concernées ;
  • au-delà, nécessité d’utiliser un dispositif de visa adapté ;
  • les voyageurs déjà entrés en Thaïlande avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation conservent la durée de séjour qui leur a été accordée.

L’ambassade royale de Thaïlande à Paris a d’ailleurs publié le 1er septembre une nouvelle synthèse des régimes d’exemption de visa, confirmant l’entrée en vigueur du nouveau dispositif au 15 septembre 2026.

Pour les Français qui partent deux ou trois semaines, aucune conséquence pratique majeure.

Pour ceux qui envisagent un séjour de cinq ou six semaines, en revanche, la question du visa devra désormais être anticipée.


Un élément important : le cas européen

La réforme présente également une dimension diplomatique.

Le gouvernement thaïlandais a indiqué que l’évolution du régime pour les pays européens devait être considérée dans le contexte des relations internationales et notamment des discussions concernant une éventuelle exemption de visa Schengen pour les ressortissants thaïlandais.

C’est un élément particulièrement intéressant.

La Thaïlande ne raisonne donc pas uniquement en termes de tourisme.

La politique des visas est également devenue un instrument de réciprocité diplomatique.

Bangkok souhaite pouvoir ajuster les avantages accordés aux ressortissants étrangers en fonction des relations bilatérales, des intérêts économiques et de la situation internationale.

Le gouvernement cite officiellement la réciprocité parmi les critères ayant motivé la révision.


Une réforme qui touche aussi la stratégie de long séjour

La décision du 15 septembre pourrait également avoir une conséquence sur le profil des visiteurs européens.

Depuis la mise en place des 60 jours en 2024, certains voyageurs avaient découvert une nouvelle possibilité : passer deux mois en Thaïlande sans formalité préalable.

Cette formule séduisait notamment :

  • les retraités ;
  • les voyageurs indépendants ;
  • les télétravailleurs ;
  • les visiteurs souhaitant combiner plusieurs régions ;
  • les voyageurs passant plusieurs semaines dans les îles du golfe de Thaïlande ;
  • les personnes combinant Bangkok, le Nord et les plages du Sud.

Ces voyageurs ne disparaîtront pas.

Mais ils devront davantage préparer leur séjour.

Pour un voyage de plus de 30 jours, le recours à un visa approprié deviendra progressivement la norme.


Koh Samui et les îles du golfe seront-elles pénalisées ?

La question mérite d’être posée.

Koh Samui, Koh Phangan et Koh Tao accueillent traditionnellement une clientèle internationale qui apprécie les séjours relativement longs.

Un voyageur européen qui reste cinq semaines dans l’archipel devra désormais intégrer la question du visa dans la préparation de son voyage.

Mais il serait prématuré d’affirmer que cette réforme provoquera une baisse importante des arrivées françaises ou européennes.

La majorité des touristes européens effectuent des séjours bien inférieurs à 30 jours.

Pour eux, la réforme ne change rien.

Le véritable impact pourrait davantage concerner le tourisme de longue durée, plutôt que le tourisme classique de vacances.


Une nouvelle philosophie : ouvrir les frontières, mais mieux contrôler

Au fond, la réforme du 15 septembre 2026 illustre une évolution profonde de la politique thaïlandaise.

Après avoir utilisé l’exemption de visa comme outil puissant de relance touristique, Bangkok considère désormais qu’il faut en limiter certains effets secondaires.

Le message envoyé par les autorités est relativement clair :

la Thaïlande reste ouverte, mais l’ouverture ne doit pas signifier absence de contrôle.

La réduction de 60 à 30 jours répond ainsi à plusieurs objectifs simultanés :

  1. renforcer la sécurité nationale ;
  2. réduire les abus du système d’exemption de visa ;
  3. limiter les possibilités de séjour prolongé sans visa adapté ;
  4. lutter contre certaines activités illégales impliquant des étrangers ;
  5. simplifier et rationaliser les différentes catégories d’entrée ;
  6. tenir compte de la réciprocité dans les relations internationales ;
  7. préserver les intérêts économiques et touristiques de la Thaïlande ;
  8. encourager les voyageurs de longue durée à utiliser le système e-Visa.

Ces raisons sont explicitement mentionnées dans les communications officielles du gouvernement et du ministère thaïlandais des Affaires étrangères.


Une fermeture ? Non. Un retour à l’équilibre.

Il serait donc erroné de présenter la décision comme un durcissement général contre les touristes européens.

La Thaïlande ne supprime pas l’exemption de visa pour les Français.

Elle la réduit.

La nuance est importante.

Un Français pourra toujours arriver en Thaïlande sans avoir obtenu un visa avant son départ et profiter d’un séjour touristique de 30 jours.

Ce qui change, c’est la philosophie du dispositif.

Les autorités thaïlandaises considèrent désormais que 30 jours suffisent pour la grande majorité des touristes internationaux, tandis que les séjours plus longs doivent relever d’une procédure spécifique.

Pour les professionnels du tourisme, cette évolution implique surtout une nécessité : mieux informer les voyageurs.

Le touriste français qui réserve un séjour de 10, 15 ou 20 jours n’aura pratiquement rien à changer.

Celui qui souhaite passer six semaines à Koh Samui, prolonger son séjour à Koh Phangan ou s’offrir plusieurs mois sous le soleil thaïlandais devra, lui, regarder de plus près les règles de visa.

La Thaïlande ne ferme donc pas la porte.

Elle décide simplement de contrôler davantage la durée pendant laquelle cette porte peut rester ouverte sans formalité.


FAQ – Exemption de visa Thaïlande 2026

Les Français auront-ils encore besoin d’un visa pour voyager en Thaïlande ?

Non, pour un séjour touristique entrant dans le cadre de l’exemption de visa. À partir du 15 septembre 2026, la durée maximale sans visa sera toutefois ramenée à 30 jours pour les ressortissants concernés.

Pourquoi la Thaïlande réduit-elle l’exemption de 60 à 30 jours ?

Les autorités thaïlandaises invoquent plusieurs raisons : sécurité nationale, lutte contre les abus du régime d’exemption, intérêts économiques et touristiques, réciprocité diplomatique, simplification des catégories d’entrée et développement du système e-Visa.

Cette décision vise-t-elle spécifiquement les Français ?

Non. La réforme concerne un ensemble de pays et territoires. Les ressortissants français sont concernés parce que la France faisait partie du dispositif de 60 jours.

Peut-on rester plus de 30 jours en Thaïlande ?

Oui. Un séjour supérieur à 30 jours reste possible, mais il peut nécessiter un visa ou une autorisation adaptée selon la situation du voyageur.

Que se passe-t-il pour les touristes qui arrivent avant le 15 septembre ?

Les personnes entrées en Thaïlande avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation conservent la durée de séjour qui leur a été accordée au moment de leur entrée.

La réduction de l’exemption de visa va-t-elle pénaliser le tourisme français ?

Son impact devrait être limité pour les séjours classiques de moins de 30 jours. Les conséquences seront probablement plus importantes pour les voyageurs qui avaient l’habitude de rester plusieurs semaines ou davantage en Thaïlande.

Pourquoi Bangkok parle-t-il de réciprocité ?

La Thaïlande considère la politique des visas comme un élément des relations internationales. Le gouvernement indique notamment que les nouvelles règles européennes doivent être considérées dans le contexte des discussions relatives à une éventuelle exemption de visa Schengen pour les Thaïlandais.

Pourquoi le gouvernement thaïlandais privilégie-t-il désormais le e-Visa ?

Le développement du système e-Visa permet aux voyageurs qui souhaitent rester plus longtemps de demander un visa avant leur départ, sans devoir nécessairement passer par les anciennes procédures consulaires plus contraignantes. Les autorités thaïlandaises considèrent donc que cette solution permet de maintenir une certaine facilité d’accès tout en améliorant le contrôle des séjours.

Leave a Reply:

Devis sur mesure selon votre budget

Assistance locale 24h/24h par votre guide

30 ans d’expertise et 1 agence à Paris

1200 clients satisfaits en 2024

Séjours au meilleur coût, pas d’intermédiaires !

Des packages exclusifs inédits Samui-Info Voyages

Newsletter
N'hésitez pas à vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir des informations concernant Koh Samui, nos nouveautés voyages et immobilières.