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Thaïlande : la taxe touristique de 300 bahts entrera en vigueur en février 2026

Une réforme emblématique face au retour du tourisme de masse

Après plus de cinq années de débats, de reports et de volte-face politiques, la Thaïlande s’apprête à franchir une étape majeure dans sa politique touristique. À partir de février 2026, le royaume appliquera officiellement une taxe touristique nationale, a confirmé le ministre du Tourisme et des Sports, Sorawong Thienthong, lors d’une annonce faite le 13 janvier.

Cette taxe, fixée à 300 bahts pour les arrivées par avion et 150 bahts pour les entrées par voie terrestre ou maritime, s’appliquera à la majorité des visiteurs étrangers. Présentée comme un outil de financement durable et de régulation du tourisme, elle marque un tournant stratégique pour un pays qui reste l’une des destinations les plus visitées au monde.

Loin d’être une simple contribution symbolique, cette mesure s’inscrit dans une réflexion plus large sur les limites du tourisme de masse, la préservation de l’environnement et la nécessité de mieux répartir les flux sur l’ensemble du territoire thaïlandais.


Une annonce officielle après des années d’hésitations

Une confirmation attendue depuis longtemps

L’annonce du 13 janvier n’est pas une surprise totale, mais elle met fin à une longue période d’incertitude. Le gouvernement de la Première ministre Paetongtarn Shinawatra a confirmé que la taxe touristique entrerait en vigueur en février 2026, après plusieurs tentatives avortées au cours des dernières années.

Il s’agit déjà de la troisième communication officielle sur ce sujet depuis le début de l’année, preuve de la sensibilité politique et économique de la question. Le ministre Sorawong Thienthong a insisté sur la volonté du gouvernement de tenir ses engagements, tout en continuant à dialoguer avec le secteur privé.

Un projet validé en 2022… jamais appliqué

La taxe touristique thaïlandaise avait pourtant été approuvée par le Cabinet dès 2022, dans un contexte de reprise progressive du tourisme après la pandémie de COVID-19. À l’époque, les autorités estimaient nécessaire de créer une nouvelle source de revenus afin de soutenir la reconstruction du secteur.

Cependant, malgré cette validation, le texte n’a jamais été publié au Journal officiel, une étape indispensable pour son entrée en vigueur. Ce blocage administratif traduisait surtout une réticence politique, alimentée par les craintes des professionnels du tourisme.

Abandon en 2024 sous l’administration Srettha Thavisin

Début 2024, le gouvernement dirigé par Srettha Thavisin décide finalement d’abandonner le projet. Les autorités estiment alors que la priorité doit être donnée à la relance économique, dans un contexte où la concurrence régionale est particulièrement forte.

Les acteurs du secteur privé, notamment les hôteliers et les compagnies aériennes, saluent cette décision, arguant qu’une taxe supplémentaire pourrait fragiliser la reprise et détourner certains visiteurs vers d’autres destinations d’Asie du Sud-Est.

Le retour du projet avec le nouveau ministre du Tourisme

Ce répit sera de courte durée. Dès sa nomination le 16 septembre, le nouveau ministre du Tourisme, Sorawong Thienthong, remet la taxe touristique au cœur de l’agenda gouvernemental. Pour lui, la situation a changé : le tourisme est revenu massivement, et les problèmes structurels sont de nouveau visibles.

Son discours est clair : le tourisme thaïlandais doit évoluer, sous peine de compromettre sa durabilité à long terme.


Montant de la taxe touristique : combien les voyageurs devront-ils payer ?

Une contribution différenciée selon le mode d’entrée

La taxe touristique thaïlandaise reposera sur une structure simple, avec deux niveaux :

  • 300 bahts (environ 8,20 euros) pour les voyageurs entrant en Thaïlande par avion
  • 150 bahts pour ceux entrant par voie terrestre ou maritime

Ce choix n’est pas anodin. Les autorités expliquent vouloir tenir compte de la fréquence des passages, notamment pour les visiteurs régionaux qui franchissent régulièrement les frontières terrestres.

Une taxe modeste comparée aux standards internationaux

Comparée à d’autres destinations touristiques majeures, la taxe thaïlandaise reste relativement faible. De nombreux pays appliquent déjà des taxes de séjour, des droits d’entrée ou des contributions environnementales bien supérieures.

Le gouvernement thaïlandais insiste sur ce point : la taxe ne doit pas être perçue comme une barrière financière, mais comme une participation symbolique au maintien de la qualité de l’expérience touristique.


Qui sera concerné par la taxe touristique en Thaïlande ?

Les voyageurs soumis à la taxe

La taxe s’appliquera principalement à :

  • les touristes entrant avec un visa touristique classique
  • les voyageurs bénéficiant de l’exemption de visa, largement utilisée par les ressortissants européens, asiatiques et nord-américains pour les séjours de courte durée

Autrement dit, la grande majorité des visiteurs internationaux seront concernés.

Les exemptions prévues

En revanche, plusieurs catégories de personnes seront exemptées :

  • les résidents étrangers vivant légalement en Thaïlande
  • les titulaires de visas long séjour (retraités, travailleurs, étudiants, visas mariage)
  • certaines catégories spécifiques, comme les membres d’équipage ou les voyageurs en transit (sous réserve de confirmation)

Ces exemptions visent à éviter une double imposition pour les étrangers déjà intégrés au système fiscal thaïlandais.

Des modalités de paiement encore à préciser

Le gouvernement n’a pas encore détaillé précisément le mode de perception de la taxe. Toutefois, plusieurs options sont envisagées :

  • intégration directe au prix du billet d’avion
  • paiement via une plateforme numérique liée à l’entrée sur le territoire
  • inclusion dans les formalités d’immigration

L’objectif affiché est clair : éviter toute complication pour les voyageurs et garantir une collecte fluide.


Le retour du surtourisme en Thaïlande

Une fréquentation proche des records pré-COVID

Depuis la réouverture complète des frontières, la Thaïlande connaît un retour massif des touristes internationaux. Bangkok, Phuket, Chiang Mai, Pattaya ou Krabi enregistrent des niveaux de fréquentation comparables, voire supérieurs, à ceux de 2019.

Cette reprise rapide est une excellente nouvelle pour l’économie, mais elle met également en lumière des fragilités structurelles.

Des infrastructures sous pression

Les effets du surtourisme sont désormais visibles :

  • files d’attente interminables dans les aéroports
  • saturation des transports publics
  • embouteillages chroniques dans les zones touristiques
  • pression sur les ressources en eau et en énergie
  • accumulation de déchets dans certaines zones naturelles

Des sites emblématiques comme Maya Bay, les îles Phi Phi ou certaines plages de Phuket sont devenus des symboles des excès du tourisme de masse.


Une taxe pour financer un tourisme plus durable

Infrastructures, sécurité et environnement

Les autorités assurent que les recettes générées par la taxe touristique seront affectées à des projets précis :

  • amélioration des infrastructures touristiques
  • modernisation des aéroports régionaux
  • renforcement de la sécurité des visiteurs
  • protection de l’environnement et des sites naturels

Le gouvernement souhaite également renforcer les capacités de gestion des catastrophes naturelles et des situations d’urgence impliquant des touristes.

Rééquilibrer le tourisme, rassurer le secteur et préparer les voyageurs


Développer les destinations secondaires : le cœur de la stratégie gouvernementale

L’un des objectifs centraux de la taxe touristique thaïlandaise est de réorienter les flux de visiteurs vers des destinations moins fréquentées, souvent appelées « villes de second rang ». Depuis plusieurs années, le gouvernement cherche à sortir d’un modèle ultra-concentré sur Bangkok, Phuket, Chiang Mai et Pattaya.

Des territoires riches mais sous-exploités

La Thaïlande regorge de régions à fort potentiel touristique, mais encore peu connues des visiteurs internationaux. Parmi les provinces régulièrement citées par le ministère du Tourisme figurent :

  • Nan, pour son patrimoine culturel et ses paysages montagneux
  • Loei, réputée pour ses parcs naturels et son climat plus tempéré
  • Trang, porte d’entrée vers des îles encore préservées
  • Nakhon Phanom, au riche héritage historique le long du Mékong
  • Ubon Ratchathani, connue pour ses temples et son écotourisme

Ces territoires souffrent d’un manque d’investissements, d’infrastructures limitées et d’une visibilité internationale insuffisante.

Une redistribution des recettes touristiques

Les fonds issus de la taxe touristique doivent permettre de :

  • améliorer l’accessibilité (routes, aéroports régionaux, liaisons ferroviaires)
  • soutenir les projets d’écotourisme et de tourisme communautaire
  • préserver les traditions locales et le patrimoine culturel
  • créer des emplois hors des grands pôles touristiques

Pour les autorités, il s’agit d’un levier essentiel pour réduire la pression sur les destinations saturées tout en stimulant une croissance plus équilibrée.


Des incitations fiscales pour mobiliser le secteur privé

Encourager l’investissement hors des zones saturées

Conscient que l’État ne peut agir seul, le gouvernement prévoit d’accompagner la taxe touristique par des incitations fiscales ciblées à destination des acteurs privés. L’objectif est clair : encourager les hôtels, les opérateurs touristiques et les investisseurs à se tourner vers les régions moins fréquentées.

Parmi les mesures envisagées :

  • allègements fiscaux pour les nouveaux projets hôteliers
  • facilités de crédit pour les entreprises locales
  • soutien aux PME du tourisme durable
  • partenariats public-privé pour les infrastructures

Cette approche vise à changer durablement la géographie du tourisme thaïlandais.

Vers un tourisme plus qualitatif

Au-delà de la quantité, les autorités souhaitent attirer des visiteurs à plus forte valeur ajoutée, intéressés par :

  • la culture locale
  • les séjours de longue durée
  • le bien-être et la santé
  • l’écotourisme et les expériences authentiques

La taxe touristique est ainsi présentée comme un outil de transition vers un tourisme plus responsable et mieux encadré.


Une mesure qui continue d’inquiéter les professionnels du tourisme

Les critiques du secteur privé

Malgré les garanties gouvernementales, les professionnels du tourisme restent divisés. Leurs principales craintes portent sur :

  • une possible baisse de compétitivité face à des pays voisins moins chers
  • un impact négatif sur les voyageurs à petit budget
  • le risque d’un effet psychologique dissuasif, même pour une taxe modeste
  • un manque de transparence sur l’utilisation réelle des fonds

Certaines compagnies aériennes redoutent également des complications administratives, notamment si la taxe n’est pas intégrée de manière fluide au prix du billet.

Le dialogue toujours ouvert avec les autorités

Le ministre Sorawong Thienthong affirme toutefois que le gouvernement reste à l’écoute. Des consultations régulières sont prévues avec :

  • les associations hôtelières
  • les agences de voyage
  • les compagnies aériennes
  • les chambres de commerce étrangères

L’objectif est d’ajuster les modalités sans remettre en cause le principe même de la taxe.


Une taxe touristique parmi d’autres réformes fiscales

Un changement de cap assumé

La taxe touristique s’inscrit dans une stratégie fiscale plus large, visant à renforcer les recettes de l’État tout en modernisant le système économique thaïlandais.

Depuis le 1er janvier 2026, une autre réforme majeure est entrée en vigueur : la suppression de l’exonération de TVA et de droits de douane sur les achats en ligne importés inférieurs à 1 500 bahts.

Impact pour les consommateurs et les voyageurs

Désormais, tous les achats importés sont soumis à la TVA dès le premier baht. Cette mesure vise à :

  • protéger les commerçants locaux
  • lutter contre la concurrence déloyale
  • augmenter les recettes fiscales
  • aligner la Thaïlande sur les normes internationales

Pour les voyageurs, cela signifie notamment une vigilance accrue sur les commandes en ligne livrées en Thaïlande.


Quel impact concret pour les voyageurs en 2026 ?

Une hausse de coût marginale

Dans les faits, la taxe touristique de 300 bahts représente un surcoût très limité pour la majorité des visiteurs. Pour un séjour d’une ou deux semaines, son impact est souvent inférieur à :

  • une nuit d’hôtel
  • un repas dans un restaurant touristique
  • un transfert aéroport

La plupart des experts estiment que cette taxe n’aura pas d’effet dissuasif significatif sur la demande globale.

Une expérience touristique potentiellement améliorée

En contrepartie, les voyageurs peuvent espérer :

  • des infrastructures plus modernes
  • une meilleure gestion des sites touristiques
  • des conditions de visite plus agréables
  • une meilleure répartition des flux

À moyen terme, l’objectif est de préserver la qualité de l’expérience touristique, souvent mise à mal par la surfréquentation.


Faut-il s’attendre à d’autres évolutions réglementaires ?

Vers une digitalisation accrue des formalités

La Thaïlande accélère la modernisation de ses procédures d’entrée sur le territoire. La taxe touristique pourrait, à terme, être intégrée à :

  • un visa électronique
  • une plateforme numérique de déclaration
  • des systèmes de contrôle automatisés

Cette digitalisation vise à améliorer l’efficacité administrative tout en renforçant le contrôle des flux.

Une possible évolution du montant de la taxe

Si le gouvernement affirme qu’aucune augmentation n’est prévue à court terme, certains experts estiment que le montant pourrait évoluer :

  • en fonction des saisons
  • selon la durée du séjour
  • ou en lien avec des objectifs environnementaux

Pour l’instant, ces scénarios restent hypothétiques.


Analyse : un pari risqué mais nécessaire

La mise en œuvre de la taxe touristique en février 2026 illustre les contradictions du modèle touristique thaïlandais. D’un côté, le pays dépend fortement du tourisme pour sa croissance économique. De l’autre, il doit faire face aux limites écologiques, sociales et infrastructurelles d’un succès parfois excessif.

En assumant cette taxe, le gouvernement thaïlandais envoie un message clair : le tourisme ne peut plus se développer sans cadre ni contribution. Reste à savoir si les fonds seront utilisés de manière transparente et efficace, condition essentielle à l’acceptation de la mesure.


Conclusion : 2026, une année charnière pour le tourisme en Thaïlande

Avec l’entrée en vigueur de la taxe touristique de 300 bahts, la Thaïlande ouvre un nouveau chapitre de son histoire touristique. Longtemps hésitante, la politique du royaume semble désormais orientée vers un tourisme plus durable, mieux réparti et plus responsable.

Pour les voyageurs, cette évolution ne change pas fondamentalement l’attrait du pays, mais elle invite à voyager autrement, à explorer de nouvelles régions et à participer, modestement, à la préservation d’une destination exceptionnelle.

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