Chaloklum et Malibu Beach : l’âme paisible du nord de Koh Phangan
loin des clichés de Koh Phangan
Koh Phangan est souvent associée à une image festive et exubérante. La célèbre Full Moon Party, organisée chaque mois sur la plage de Haad Rin, attire depuis des décennies des voyageurs venus du monde entier pour danser jusqu’à l’aube. Cette réputation a façonné l’identité touristique de l’île, au point d’en masquer parfois la richesse et la diversité. Pourtant, Koh Phangan ne se résume pas à ses soirées animées. L’île recèle aussi des zones préservées, calmes et profondément authentiques, où la nature et la vie locale conservent une place centrale.
Au nord de l’île, entre Chaloklum et Malibu Beach, se dévoile un tout autre visage de Koh Phangan. Ici, le rythme ralentit naturellement. Les routes sont peu fréquentées, les plages restent largement ouvertes et la vie s’organise autour de la mer, du soleil et des échanges humains. Ce territoire discret séduit les voyageurs en quête de tranquillité, d’authenticité et de paysages encore intacts.
Entre village de pêcheurs et plage immaculée, Chaloklum et Malibu Beach forment un duo harmonieux, où se rencontrent traditions locales, douceur de vivre et beauté naturelle. C’est un lieu où l’on vient non pas pour consommer des activités, mais pour s’installer dans un rythme différent, plus lent, plus attentif.
1. Chaloklum : un village tourné vers la mer
1.1 Un héritage maritime ancien
Chaloklum est l’un des villages les plus anciens de Koh Phangan. Avant l’arrivée du tourisme, il constituait un centre important pour la pêche et les échanges maritimes. Sa position géographique, dans une baie protégée du nord de l’île, offrait un abri naturel aux bateaux, facilitant la navigation et les activités quotidiennes des pêcheurs.
Aujourd’hui encore, cet héritage est visible. Le port de Chaloklum reste un lieu de travail actif. Chaque matin, les embarcations traditionnelles rentrent chargées de poissons, de calamars et de crustacés. Les filets sont étendus sur le sol pour sécher, tandis que les pêcheurs réparent leurs équipements et discutent de la météo ou des marées. Cette scène, répétée jour après jour, rappelle que la vie locale dépend toujours de l’océan.
1.2 Une atmosphère authentique et non standardisée
Contrairement à d’autres zones plus touristiques de Koh Phangan, Chaloklum a conservé une structure de village. Les bâtiments sont bas, souvent en bois ou en béton simple, et s’intègrent dans le paysage sans l’écraser. On y trouve des épiceries locales, des restaurants familiaux, quelques cafés et des hébergements modestes.
L’absence de grands complexes hôteliers permet de préserver une ambiance humaine. Les interactions entre habitants et visiteurs restent naturelles. Les voyageurs ne sont pas perçus comme une masse anonyme, mais comme des personnes de passage avec lesquelles on peut échanger.
1.3 Le port comme centre de vie sociale
Le port de Chaloklum est bien plus qu’un simple point d’ancrage pour les bateaux. Il constitue un lieu de rencontre et d’observation privilégié. Les enfants jouent à proximité, les anciens discutent à l’ombre, et les visiteurs viennent s’asseoir pour regarder la mer.
En fin d’après-midi, lorsque la lumière devient dorée, le port se transforme en tableau vivant. Les coques colorées des bateaux se reflètent dans l’eau calme, tandis que le soleil descend lentement derrière les collines. Ce moment offre une expérience simple mais profondément apaisante, souvent citée comme l’un des plus beaux souvenirs de séjour dans la région.
2. Malibu Beach : une plage d’exception
2.1 Une localisation discrète
Malibu Beach se situe à l’extrémité nord-ouest de Chaloklum. Bien qu’elle soit accessible à pied depuis le village, elle reste relativement discrète. Aucun grand axe routier ne passe à proximité immédiate, ce qui limite naturellement la fréquentation.
Cette position légèrement en retrait contribue à son caractère préservé. On y arrive souvent par une petite route ou un sentier, ce qui renforce l’impression de découvrir un lieu caché.

2.2 Un paysage de carte postale
La plage s’étend sur une large bande de sable blanc et fin. Des cocotiers parfaitement alignés longent le rivage, créant une ombre naturelle et une perspective presque géométrique. Le contraste entre le vert des palmiers, le blanc du sable et le bleu turquoise de la mer est saisissant.
Le paysage donne l’impression d’avoir été composé pour une photographie. Pourtant, aucun décor artificiel ne vient rompre cette harmonie. La plage conserve un aspect naturel, sans constructions massives ni installations envahissantes.

2.3 Une mer calme et accueillante
L’eau de Malibu Beach est réputée pour sa tranquillité. La pente douce permet d’entrer progressivement dans la mer, ce qui rend la baignade agréable et rassurante. Les vagues sont généralement faibles, surtout pendant la saison sèche.
Cette configuration est idéale pour :
- la nage paisible
- la flottaison
- la détente dans l’eau chaude
- les familles avec enfants
- les personnes peu à l’aise avec les fortes vagues
La clarté de l’eau permet également d’observer les fonds marins à faible profondeur, notamment avec un simple masque et un tuba.
3. Un environnement naturel encore intact
3.1 Une végétation luxuriante
Le nord de Koh Phangan est moins urbanisé que le sud de l’île. Autour de Chaloklum et Malibu Beach, la végétation est dense et variée : cocotiers, bananiers, arbustes tropicaux et jungle couvrent les collines environnantes.
Les sentiers qui traversent ces zones permettent d’explorer des paysages plus sauvages et d’accéder à des points de vue offrant une perspective unique sur la baie et l’horizon marin.
3.2 Une faune visible et discrète
La région abrite une faune variée. On peut observer des oiseaux tropicaux, des lézards, des insectes colorés et parfois des singes dans les zones plus reculées. Sous l’eau, les poissons tropicaux, étoiles de mer et petits crustacés sont visibles à faible distance du rivage.
Cette proximité avec la nature renforce le sentiment d’immersion. Le voyageur n’est pas seulement spectateur, mais intégré à un environnement vivant.
4. Une autre manière de voyager : le slow travel
4.1 Ralentir volontairement
Chaloklum et Malibu Beach invitent naturellement à ralentir. Il n’y a pas de programme imposé, ni de liste d’attractions à cocher. Les journées s’organisent autour d’activités simples : marcher, nager, manger, observer, se reposer.
Le temps semble s’étirer. On se lève avec le soleil, on prend son petit-déjeuner face à la mer, on lit à l’ombre d’un palmier, on se baigne en fin d’après-midi, puis on regarde le ciel changer de couleur.
4.2 Un lieu propice au bien-être
Cette atmosphère calme attire des voyageurs intéressés par le bien-être, la méditation et le yoga. Certains hébergements proposent des séances collectives ou individuelles. Les massages thaïlandais sont également courants et accessibles.
Le cadre naturel, combiné au climat tropical, crée des conditions idéales pour se recentrer sur soi-même et se détacher temporairement du stress quotidien.
5. Hébergements : simplicité et intégration au paysage
5.1 Les bungalows traditionnels
De nombreux bungalows sont installés le long de la plage ou dans les environs immédiats. Construits en bois ou en matériaux simples, ils offrent une expérience proche de la nature.
Ils sont souvent équipés d’une terrasse, permettant de profiter de la vue sur la mer ou le jardin tropical. Ce type d’hébergement séduit les voyageurs indépendants, les couples et les amateurs d’ambiances naturelles.
5.2 Resorts discrets et éco-responsables
Il existe aussi quelques resorts plus confortables, mais leur taille reste raisonnable. Leur architecture cherche généralement à s’intégrer dans le paysage, en utilisant des matériaux naturels et en évitant les constructions trop imposantes.
Certains mettent en avant des pratiques respectueuses de l’environnement, comme la gestion de l’eau, le tri des déchets ou l’utilisation d’énergies alternatives.
6. Gastronomie locale et expériences culinaires
6.1 La pêche comme ressource principale
Grâce à la proximité du port, les restaurants de Chaloklum disposent de poissons et fruits de mer frais. Les menus varient selon les arrivages du jour.
On y trouve :
- poissons grillés
- calamars frits
- crevettes sautées
- currys de fruits de mer
- soupes épicées
Les plats sont souvent préparés de manière simple, mettant en valeur la qualité des produits.
6.2 Cafés et influences internationales
Avec l’arrivée progressive des voyageurs, quelques cafés et restaurants proposent également des plats occidentaux ou végétariens. Smoothies, salades, petits-déjeuners complets et cafés glacés permettent de varier les plaisirs tout en restant dans une ambiance détendue.
7. Activités et découvertes
Même si Chaloklum et Malibu Beach invitent au repos, plusieurs activités sont possibles :
- snorkeling
- kayak
- randonnées dans la jungle
- yoga et méditation
- massages traditionnels
- excursions en bateau vers Bottle Beach
- découverte des plages voisines comme Haad Mae Haad ou Haad Khom
Ces activités restent à échelle humaine et ne perturbent pas l’équilibre du lieu.
8. Meilleure période pour visiter
La période idéale pour visiter Chaloklum et Malibu Beach se situe entre décembre et avril, lorsque le climat est sec et ensoleillé. La mer est alors calme et les conditions sont parfaites pour la baignade et l’exploration.
La saison des pluies, notamment en octobre et novembre, offre une ambiance différente : végétation plus verte, fréquentation réduite, atmosphère plus introspective. Elle peut séduire les voyageurs recherchant encore plus de calme.
Conclusion : la tranquillité comme richesse
Chaloklum et Malibu Beach incarnent une autre vision du voyage en Thaïlande. Loin du tourisme de masse et des plages surpeuplées, ce coin du nord de Koh Phangan propose une expérience basée sur la simplicité, la nature et la lenteur.
Ici, le luxe ne se mesure pas en étoiles d’hôtel, mais en silence, en espace, en lumière et en temps disponible. On vient s’y poser, respirer et redécouvrir une relation plus directe avec l’environnement.
Entre village de pêcheurs et plage immaculée, Chaloklum–Malibu Beach rappelle que le véritable voyage commence parfois lorsque l’on cesse de courir et que l’on accepte de s’arrêter.




